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Comment décider vite et bien en période de crise

Pour placer le contexte, à l'heure où j'écris cet article, nous sommes en mars 2020: la première pandémie mondiale du 21ème siècle a mis à l'arrêt la vie économique et sociale. L'actualité est lourde, c'est un excellent cas d'étude, mais je vais essayer de traiter le sujet de la prise de décision en tant de crise de manière plus globale.

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Pour ceux qui suivent les contenus Waterfall Revenue, vous avez compris que j'ai derrière moi une vie personnelle et une carrière professionnelle assez intense. J'ai déjà eu à affronter des crises locales et régionales, et j'ai été confronté à de nombreux risques, qui fort heureusement ne se sont pas tous matérialisés.

Quelques crises vécues, et nous reviendrons sur certaines d'entre elles pour illustrer mon propos:

Toutes ces expériences de crise m'ont renforcé sur le plan humain et professionnel, et malgré leurs caractères complètements différents, elles ont toutes un point commun, une même exigence: savoir décider vite et bien dans un environnement dégradé.

De mon expérience, je peux dire que petites ou grandes, les crises ont de nombreux points communs, notamment de générer un pic de stress, des tensions humaines et un flux rapide d'informations.

Il s'agit donc de bien décider sur le plan professionnel, mais aussi sur le plan personnel, car dans les crises les plus intenses, il faut gérer les deux en même temps.

Sur le plan professionnel, un grand sens de la responsabilité pour préserver les intérêts économiques de l'organisation qui paye le salaire, et cela passe entre autres par la sécurisation du revenu, le contrôle des coûts exceptionnels, la mise en sécurité des biens et des personnes et la continuité de service si l'activité est stratégique. Si tu es directeur, manager, chef d'équipe, ou si tu veux le devenir, il y a des schémas de pensée à adopter pour pouvoir décider vite et bien, et c'est ce dont je vais parler dans cet article.

Et dans les crises les plus extrêmes, il faut en parallèle de sa vie professionnelle, assurer sa propre sécurité, celle de sa famille, prendre des mesures pour protéger ses proches et ses biens.

PREVOIR LES CRISES

De mes expériences, j'ai la profonde conviction qu'il n'est pas possible de prévoir les crises les plus graves. Elles surviennent de nulle part, à n'importe quel moment, d'où on ne les attend pas.

Il y a deux type de crises:

C’est sur ce deuxième type de crise que nous allons nous focaliser dans un premier temps.

Le schéma il est assez classique: cela commence avec des faits divers assez anecdotiques qui se retrouvent noyés dans le fil des actualités, puis cela remonte à la une, puis tout d'un coup tout s'emballe jusqu'au point de bascule.

Être prévoyant, c'est être capable de se protéger par rapport à une crise avant que tout s'emballe.

Exemple: Ouragan, cyclone ou Typhon: je vous disais que j'ai connu plusieurs phénomènes d'alerte rouge en zone tropicale. L'enchainement des évènements c'est toujours:

Le problème c'est que tous les situations possibles ne sont pas bien classifiées. La météo repose sur des bases scientifiques, et des modèles de prévision, donc chacun peut avoir les informations pour correctement apprécier le risque. Pour d'autre type de crises, comme les guerres, les épidémies ou même les crises médiatiques et économiques, il n'y a pas d'approche scientifique, pas d'indicateurs fiables sur lesquels se baser. Tout repose sur une appréciation subjective des évènements.

Et c'est là qu'on arrive on fondement même de la prise de décision en situation de crise:

Tant que l'évènement n'est pas certain, ce n'est qu'une affaire de gestion de risque.

Il faut savoir évaluer les risques, et mettre en face des moyens, une organisation proportionnée.

Le niveau de préparation doit être proportionnel au niveau de risque.

Mais tant que la crise n'a pas éclaté dans la zone géographique ou l'on se trouve, avec le fameux point de bascule dont nous parlerons un peu plus tard, l'approche à avoir n'est ni plus ni moins qu'une gestion des risques. Et plus le risque est grand, plus il faut mettre en face des moyens proportionnés.

Revenons à aujourd'hui en 2020: Précision importante, moi j'habite pas en Europe mais dans l'hémisphère Sud.

Quand l'épidémie COVID-19 s'est déclarée en Chine à Wuhan, puis propagée au pays, pour moi nous étions dans le cas numéro 1: il s'agit d'un évènement qui se passe loin de chez moi, ce n'est pas la première fois qu'il y a des épidémies en Asie, les dernières ont été confinées à quelques pays. Certes il y a quelques cas importés en Europe, aux États-Unis et dans d'autres pays d'Asie, mais nous sommes face à une situation d'apparence contrôlée, il n'y a pas de raison de s'inquiéter.

Je n'ai rien changé à mes habitudes de vie.

Du côté de mon travail, oui la situation en Chine avait un impact et je devais le prendre en compte, mais le niveau d'exposition était relativement faible. Je gère des opérations aux 4 coins du monde, je suis habitué à avoir des variations de chiffre d'affaires en permanence à cause d'inondations, de fluctuations de devises, de grèves, de conflits, etc. Bref pour moi, business as usual.

Puis la maladie a commencé de se propager massivement dans d'autres pays, notamment au Japon, en Corée du Sud, en Iran, en Italie. Moi d'un point de vue décisionnel, j'étais encore dans une situation de type 1. Je me tiens informé mais toujours pas de changements au niveau professionnel ou personnel. Bien que sur le plan professionnel les perturbations liées à la situation en Asie du Nord-Est s'accentuent, mais cela reste un problème à gérer parmi d'autres.

Puis des clusters de cas, des foyers localisés d'épidémie sont apparus dans d'autres pays d'Europe, et là j'ai commencé à être en alerte, à m'informer de manière plus régulière auprès de grands médias de confiance et le 3 mars quand le directeur de l'OMS a déclaré THE WORLD IS IN UNCHARTED TERRITORY, tous les voyants dans mon esprit se sont mis au rouge.

Mon cerveau a connecté tous les points.

Comme vous le savez, je reste discret sur mes occupations professionnelles, mais au boulot il y avait des signaux faibles sur les indicateurs, des variations de comportement d'achat aux quatre coins du monde qui en temps normal seraient passées pour des anomalies statistiques, mais qui dans le contexte pouvait être les prémisses d'un sentiment de marché extrêmement pessimiste, l'agrégation d'un sentiment de peur de dizaines de milliers de consommateurs.

Alors je suis passé à l'action et j'ai pris avant 99% de mes collègues les décisions suivantes:

Ensuite quelques jours après, le pays où j'habite a eu ses premiers cas d'infection recensés, les écoles et crèches ont été fermées. A ce moment je suivais les nouvelles de ce qui était en train de se passer en France, et pour moi le risque d'être dans une situation à la chinoise ou l'italienne grandissait de jour en jour. J'ai refait des courses pour préparer ma famille à un éventuel confinement, mais cette fois de 45 jours de stocks. Et j'ai complété le plein d'essence de ma voiture. J'ai arrêté de serrer des mains et fait très attention à tout ce que je touchais.

Puis nous avons basculé dans le cas de figure numéro 3 en moins de 24 heures: doublement des cas d'infection, tous les pays voisins ferment leurs frontières, confinement généralisé annoncé, arrêt des liaisons aériennes et maritimes. Panique dans les supermarchés, les rayons sont pris d'assaut, plus de savon, plus de gaz, des bagarres pour du papier toilette.

Moi j'étais assez serein car j'avais déjà 45 jours de stock, un plan de déploiement en télétravail pour mes équipes. Tandis que tous mes voisins étaient en mode survie, alors que tous mes collègues pestaient contre le service informatique débordé qui n'avait plus de PC portables de prêt disponible, et pas le temps pour installer les VPNs.

Donc pour résumer cette partie, prévoir c'est avant tout identifier les risques et les évaluer et mettre en face une réponse proportionnée.

LE POINT DE BASCULE

Dans toute crise il y a un point de bascule de la situation: quand il survient, la situation se dégrade très fortement d'heure en heure. C'est très rapide. C'est ce que l'expérience m'a appris.

Je vous ai parlé de l'alerte rouge météo sur une île tropicale, mais comme je le disais en introduction, je me suis retrouvé en avril 2009 à Mexico quand l'épidémie de grippe H5N1 s'est déclarée. Voici quel a été le déroulement de la crise tel que je l'avais vécu dans la capitale fédérale:

A l'époque il n'y avait pas de smartphone et l'information circulait plus lentement, je n'ai rien vu venir.

Le point de bascule a été très rapide, en quelques heures la situation s'est très rapidement dégradée. Quand je repense à cette expérience, le parallèle et la similarité sont saisissants avec la situation que nous connaissons aujourd'hui avec le COVID19.

A l'heure où j'écris cet article, le pays où tu habites a ou va basculé[er] dans la crise. Si tu n'es pas sûr si le point de bascule a eu lieu ou pas, c'est qu'il n'a pas encore eu lieu pour toi. Alors tu as encore quelques jours ou quelques heures pour te préparer.

Quand le point de bascule survient dans une crise, c'est psychologiquement très fort, et engendre un stress immense. C'est le saut dans l'inconnu, tu te retrouves brutalement projeté en dehors de ta zone de confort.

Je fais le parallèle avec une crise médiatique à laquelle j'ai pris part malgré moi (bien évidemment je ne dévoilerai pas les détails).

Mais sur le principe c'est exactement pareil. Un évènement survient, d'apparence anodine. Un journaliste qui s'intéresse à un sujet, il suffit de lui donner les informations en toute transparence et l'affaire est classée.

Puis les choses sont mal gérées, un article à charge est publié. C'est ennuyeux, mais puisque l'entreprise n'a rien fait de mal, il suffit de publier un démenti.

Puis la machine médiatique s'emballe soudain, les politiques s'en mêlent, et en même temps on se rend compte que les remontées d'information que nous avons du terrain en interne ne sont pas fiables.

Le fameux point de bascule.

Là où on ne contrôle plus la tsunami médiatique en externe qui met en permanence de nouveaux éléments sur la place publique.

Et en même temps en interne on se rend compte que les premières informations remontées ne sont pas fiables, que tout ce qui paraissait simple devient un inextricable sac de nœuds. Tout revérifier, enquêter en interne, obtenir des données, tout remettre à plat prendrait des centaines d'heures de travail, alors que la pression médiatique est intense, que chaque journal de 20h qui passe sans apporter de réponses parait pour l'opinion publique un silence coupable.

Ce que je retiens c'est qu'il y a AVANT et un APRÈS le point de bascule.

Le processus décisionnel AVANT et APRÈS est complètement différent.

Ce qui s'applique avant le point de bascule ne s'applique plus après.

Avant le point de bascule, toutes les règles et process établis s'appliquent.

Après le point de bascule c'est la guerre. Toutes les règles établies sont brisées, toutes les certitudes s'envolent.

DÉCIDER VITE DANS UN UNIVERS INCERTAIN

En temps normal, la prise de décision peut se faire sur des temporalités relativement longues.

En tant que manager et en tant qu'être humain, nous avons le temps de collecter et analyser des données pour prendre les bonnes décisions.

Si nous n'avons pas assez de données, ou si nous avons un doute sur leur fiabilité, nous pouvons demander des vérifications, mettre en attente des décisions.

En temps normal, ne pas vouloir prendre une décision peut être la meilleure décision.

Après tout, lorsque nous prenons une décision, nous n'avons jamais 100% des cartes en main. Donc nous prenons toujours une décision en analysant tous les risques. Si l'on estime que le degré d'incertitude est trop élevé, nous avons dans la plupart des situations le choix de ne pas prendre de décision maintenant, de ne rien changer.

En temps normal, quand on ne prend pas de décision, le risque est généralement de perdre une opportunité.

En temps de crise, ne pas prendre une décision, c'est prendre le risque de s'exposer à un risque encore plus grand.

Dans un environnement qui se dégrade rapidement, dans un environnement qui n'est pas stabilisé, quand la situation évolue d'heure en heure, quand toutes les certitudes s'envolent, quand les points de référence n'existent plus, il faut pouvoir décider vite.

Le temps décisionnel doit être en phase avec la rapidité d'évolution de la situation. Donc si la situation évolue rapidement de jour en jour, il faut décider en moins d'un jour.

Si la situation se détériore d'heure en heure, il faut décider en moins d'une heure.

Si dans une situation qui se dégrade d'heure en heure, tu prends une demi-journée à décider, tu intègres dans ton processus de décision des données qui sont périmées, et la décision sera mauvaise.

Tous ceux qui se sont retrouvés ces derniers jours en train de voyager dans le monde ont été confrontés à une situation de dégradation extrême et ultra rapide de la situation. Une situation ou les frontières se ferment les unes après les autres, les avions font demi tour dans le ciel, où avoir un passeport français entre les mains, d'ordinaire un des plus puissants du monde, devient un immense boulet. Des dizaines de nations refusent à leurs propres ressortissants de revenir au pays, ou au prix d'une privation de libertés pendant 14 jours. C'est violent, brutal. Des touristes passent en quelques minutes d'une situation d'insouciance dans un Club Med des Maldives ou des Bahamas, à une situation d'abandon total.

En entreprise, le challenge pour décider vite dans un univers incertain, c'est que le flot de données est important, la pression de toutes les parties prenantes est élevée, il y des tensions humaines qui éclatent. Il y a des personnes qui réagissent mal, ou qui vont polluer le décideur avec des éléments qui sont très importants pour eux, mais qui à la lumière des enjeux et de la BIG PICTURE, doivent être temporairement mis de côté.

Parmi toutes les informations, il y en a certaines qui sont erronées, exagérées, ou tout simplement hors sujet.

Quelques conseils issus de mon expérience:

Il faut hiérarchiser et prioriser ses actions:

Donc pour résumer cette partie, en situation de crise, il faut hiérarchiser l'information, prioriser les actions, et surtout avoir un temps de décision en phase avec la vitesse d'évolution de la situation.

BONNE OU MAUVAISE DECISION

Il faut bien comprendre que l'appréciation de la qualité d'une décision ne peut se faire qu'en considérant le contexte et les informations existantes au moment de la prise de décision.

On le voit en ce moment, faut-il fermer les écoles ou pas, faut-il reporter les élections ou pas, faut-il instaurer le confinement ou pas, faut-il fermer les frontières, faut-il instaurer le couvre-feu. A un instant T, quand la décision est prise - ou pas -, cela peut paraître comme la décision la plus raisonnable, alors que 24h après la décision peut sembler soit mauvaise ou soit disproportionnée.

D'ailleurs c'est un conseil qui vaut en dehors d'une situation de crise. Si quelqu'un vous reproche à posteriori de ne pas avoir pas pris la bonne décision, vous pouvez lui répondre qu'au moment où vous avez pris la décision, c'était de votre point de vue la meilleure décision à prendre à ce moment là, étant donné des éléments que vous connaissiez à ce moment là.

La crise du COVID 19 a commencé dans la ville de Wuhan au mois de décembre. Nous sommes en mars et on pourrait se dire que la décision aurait du être prise fin décembre de mettre en quarantaine Wuhan fermer les frontières de la Chine pour empêcher la propagation. Sauf que personne de sérieux n'a proposé l'idée, et on peut imaginer que si la décision avait été prise la maladie aurait été stoppée nette. Elle n'aurait même pas été qualifiée d'épidémie, et tout le monde aurait dit tout ça pour ça, c'était vraiment exagéré.

Car vous trouverez toujours des gens à posteriori pour critiquer des décisions, ce qui est toujours facile à faire après coup quand tout est terminé, alors que vous avez 100% des informations en main.

D'ailleurs ceux qui critiquent sont en général ceux qui sont incapables de prendre des décisions, et qui en situation de crise reportent la responsabilité de la prise de décision à d'autres. Et après coup, ils se vantent moi je vous l'avais bien dit.

Ne perds pas ton temps à te justifier avec ce genre d'individus.

Si tu es un vrai décideur, un leader, tu évolues à un niveau supérieur. En tant de crise il faut de la discipline dans les troupes, tout le monde sur le pont et à son poste. Ceux qui n'ont pas le bon état d'esprit, écarte les, quelque soit le coût opérationnel. Ils ne vont mettre la zizanie. Le modèle du super héro des films d'Hollywood qui à lui seul a raison, et qui seul et contre tous va sauver le monde, dans la réalité ça n'existe pas. Au contraire, ce type de profil en tant de crise, c'est toxique.

La seule manière d'être utile, c'est de donner les bonnes informations au décideur. Et quand on pense différemment, on donne son point de vue, partage ses arguments, utilise sa SOFT SKILL influence, mais une fois qu'une décision est prise, en tant de crise, il faut exécuter avec discipline.

C'est comme ça que ça marche dans l'armée, dans la marine marchande, dans le poste de pilotage d'un avion, ou dans un service d'urgences hospitalière. Des domaines habitués à gérer les risques et les crises. Ce n'est pas pour rien qu'ils ont adopté ce type d'organisation depuis des millénaires. C'est parce que c'est ce qui fonctionne.

En revanche, si les ordres n'arrivent pas, ou trop lentement, ou en décalage manifeste avec la réalité observée sur le terrain, il faut que vous preniez les mesures conservatoires que vous jugez nécessaires. Mais toujours en faisant remonter les actions entreprises, c'est très important.

Et oui, prendre des décisions ce n'est pas quelque chose de facile.

Être un leader, un manager, un décideur s'est accepter de s'exposer à la critique.

En temps de crise, il faut décider. Vite et bien. Personnellement, j'évite de critiquer des décisions sans connaître le contexte et les données disponibles au moment de la prise de décision.

En revanche, mon jugement est sévère avec ceux qui sont en situation de responsabilité, et qui refusent de décider.

Et dans toute décision il ne faut jamais oublier la BIG PICTURE.

Dans les crises, il y a beaucoup de bonnes volontés qui veulent aider, et qui se donnent à fond, mais qui oublient la BIG PICTURE. Il y a des gens qui font des actions individuelles sont honorables, mais insignifiantes au regard de la situation et des enjeux.

En tant que leader et décideur, il faut savoir s'élever à la hauteur des enjeux, accepter que tout ne peut être sauvé. Il faut limiter les dégâts. Et aussi être exemplaire dans son comportement, dans son implication, et fidèle à ses valeurs.

2 STRATEGIES

En situation de crise, comme dans la guerre, il y a 2 grandes stratégies:

La première demande de grandes compétences de résilience, la seconde d'agilité.

Et surtout il faut être capable de passer de l'une à l'autre instantanément. Car la meilleure stratégie à suivre ne sera pas la même en fonction de l'évolution de la crise.

Exemples de mon expériences personnelle:

Donc à retenir qu'en situation de crise il faut choisir une stratégie, et être prêt à en changer en fonction de l’évolution de la situation.

LE JOUR D’APRÈS

Dans une crise, nous avons vu qu'il y a un point de bascule, une dégradation rapide de la situation, puis à un moment la situation cesse de se dégrader, elle est stabilisée à un certain niveau plus ou moins grave.

Il y a un palier qui peut se compter en heures, jours ou semaines, pendant lequel la situation ne s'aggrave pas, sans non plus s'améliorer.

C'est important d'identifier ce moment et de ne pas se relâcher. Premièrement, il faut absolument se ressourcer, récupérer du stress et de la fatigue. Puis très rapidement se projeter dans le jour d'après.

Dans la crise COVID19, c'est ce qui est en train de se passer actuellement dans de nombreux pays, où en dehors des services sanitaires qui ne sont pas encore arrivés au pic épidémiologique, ou des marchés financiers qui n'ont pas jugulé la baisse des indices, pour la majeure partie des habitants de la planète et des entreprises, la situation est stabilisée dans une situation de confinement.

Le rythme des actualités s'est ralenti, il n'y a plus besoin de s'informer toutes les heures, et c'est donc le moment de prendre de la distance avec les flux d'information en continu, pour se reposer, se ressourcer, se relaxer et préparer le jour d'après.

Le jour d'après, dans une crise normale, il est assez simple, tout redevient comme avant. Toutes les crises que j'ai connu dans mes expériences personnelle et professionnelle se sont terminées comme ça. La vie revient à peu près comme avant, et très rapidement, on oublie ce qui s'est passé.

La stratégie à suivre est donc de se reposer, et de préparer le reprise rapide d'activité afin de retrouver au plus vite les niveaux d'activité d'avant crise, et de ne pas laisser la concurrence gagner en parts de marché.

Il y a d'ailleurs souvent des opportunités, car certaines entreprises ont mal géré la crise, ont maltraité leurs clients, déçu leurs employés, ou pas bien sécurisé leur biens.

Il y a donc des clients mécontents à récupérer, des talents disponibles sur le marché du travail, et des concurrents qui n'ont pas encore retrouvé leurs capacités de production à 100%.

Pour la crise COVID19, à l'heure où j'écris cet article, je ne suis pas certain que la vie reprenne exactement comme avant.

Car il s'agit d'une crise extrême, comme il ne s'en produit que tous les 100 ans. Unchartered Territory. Jamais une expression n'a aussi bien résumé la situation.

Peut-être que tout reprendra comme avant, mais à l'heure où j'enregistre cette vidéo personne ne peut en être sûr, des risques existent, et moi j'estime qu'ils trop élevés pour les ignorer.

Les risques je mes situe principalement sur les plans économiques et professionnels, car il y a trop d'entreprises aujourd'hui qui n'ont plus de trésorerie, il y a des centaines de millions de ménages de part le monde qui vont avoir une baisse de revenus importante, les flux de personnes et de marchandises sont pratiquement à l'arrêt, les bourses mondiales n'ont pas terminé leur chute, les états déjà surendettés ont annoncé des centaines de milliards d'aides avec de l'argent qu'ils n'ont pas, les banques centrales n'ont plus de limites, mais aussi presque plus de cartouches puisqu'elles pratiquent déjà des taux négatifs, dans un contexte ou la crise financière 2008 a été résolue de manière très superficielle.

Pendant les crises les grands maigrissent et les plus faibles meurent

Dans toute crise, il va y avoir des perdants et des gagnants.

Décider en temps de crise, c'est aussi prendre les bonnes décisions au moment de la sortie de crise.

C'est ce que nous allons voir ensemble dans cette dernière partie.

Premièrement il faut procéder à un inventaire. Après un naufrage, quand les rescapés se retrouvent sur une île déserte, la première chose qu'il font c'est un inventaire de ce qu'il leur reste.

Pour nous, dans la situation présente, l'inventaire va plutôt consister en faisant le point sur:

La deuxième chose à faire c'est d'identifier les risques.

Pour ma part voici les risques que j'ai identifiés. La liste pourra faire sourire à ceux qui liront cet article dans quelques années, mais il faut le replacer dans un contexte exceptionnel qui est toujours en cours.

Voici ma liste des risques, qui pourra se réduire ou s'étendre en fonction de l'actualité.

Je m'abstiendrais de donner des conseils financiers car ce n'est pas du tout ma spécialité, et je n'ai aucune idée de ce qu'il peut se passer, et d'ailleurs je ne pense pas que les experts sachent ce qui va réellement se passer.

Mais ces derniers jours je suis en train de faire une course contre la montre pour réduire mon exposition et diversifier au plus vite mon patrimoine, dans plusieurs banques, dans plusieurs pays, dans plusieurs devises, dans plusieurs types de fonds, en utilisant notamment des comptes titres. Dans la pierre également via le remboursement anticipé d'emprunts sur des biens déjà acquis. Je m'attends à perdre une partie de mes revenus et économies cette année. J'avais ces deux dernières années réduit considérablement mon exposition en bourse, et j'avais bien fait. Donc le mot d'ordre pour moi c'est diversifier et réduire mon exposition. Tout en gardant un patrimoine très liquide, rapidement disponible. Car le jour d'après quand tout le monde sortira du confinement, peut-être que ce sera un champ de ruines sur le plan économique, les cartes vont être rebattues, et de grandes opportunités vont se présenter. Alors il faudra être rapide et agile pour se positionner.

Alors peut-être que toi tu es moins avancé dans la vie et que ces problème de riche ne te concernent pas.

En revanche là où il faut que tu sois vigilant, c'est sur le plan professionnel. Le risque de perte d'emploi ou de revenu existe réellement. Et il faut déjà penser à un plan B si le risque se matérialise.

Mais aussi, en cas de plan social, tu peux être parmi ceux qui sont sélectionnés pour rester, et là ce sont des opportunités que tu as devant toi. Opportunité de décrocher un meilleur poste après une organisation. Mais aussi au cours de cette crise il y a peut-être des managers ou des collaborateurs qui n'ont pas eu des comportements appropriés, qui n'ont pas pris les bonnes décisions… Chacun a révélé ses forces et ses faiblesses, et dans un monde après crise tu as donc des possibilités de progresser sur le plan professionnel, à condition bien sûr de t'être montré fiable pendant cette crise, et de savoir comment te positionner pour décrocher une promotion dans ton entreprise.

La diversification c'est aussi développer plusieurs sources de revenus, j'en ai déjà parlé dans le cadre du projet Waterfall Revenue.

Moi j'ai un job, mais en parallèle j'ai une startup dans le tourisme, et j'ai ce projet Waterfall Revenue, qui au-delà du contenu gratuit, propose des formations en ligne pour progresser dans sa vie professionnelle, ce qui constitue pour moi une source complémentaire de revenus.

Et en ce moment je suis en train d'étudier la création de mon propre cabinet de consulting, juste au cas où je perde mon emploi.

Comme ça si je me retrouve au chômage, j'ai un plan B qui est prêt à être exécuté, et je ne perdrais pas de longues semaines à étudier la question. Dans mon cas, perdre mon emploi est hautement probable, puisque mon entreprise, comme beaucoup dans le monde, est actuellement virtuellement en faillite et sans aide d'état pour reprendre l'activité, c'est fini. D'ailleurs je suis actuellement au chômage technique et cela va sûrement durer pendant plusieurs mois.

C'est pas le moment de se relâcher, ou de passer ses journées devant BFM TV ou Netflix. C'est le moment de se ressourcer et de se former à de nouvelles compétences pour être mieux armé pour affronter le jour d'après, notamment les SOFT SKILLS, et si tu ne sais pas ce que c'est, regarde sur la chaîne YoutTube Waterfall Revenue, j'ai déjà publié pas mal de vidéos sur le sujet.

J'avais aussi créé l'année dernière une formation qui s'intitule Carrière Booster, comment décrocher une promotion interne en 90 jours. J'ai d'ailleurs publié sur Youtube les 20 premières minutes de la formation. En la re-visionnant, je me rends compte que j'aurais aussi pu l'intituler Comment garder son job en temps de crise, car finalement les compétences pour monter en grade et pour sauvegarder son emploi sont identiques. Avoir le bon MINDSET, se focaliser sur ce qui a de l'IMPACT, développer son INFLUENCE ou encore gérer sa carrière de manière STRATEGIQUE.

Donc pour résumer, préparer le jour d'après, c'est donc:

Je m'appelle Alex, si tu as lu ce long article jusqu'au bout, c'est qu'il t'a intéressé.

Je te propose de garder le contact.

Le mieux c'est de commencer par valider ton email pour rejoindre le groupe privé LE CERCLE et commencer à recevoir des contenus privés exclusifs et gratuits. Je te préviens : certains discours tranchent nettement avec les discours mielleux des coachs en Ressources Humaines. Mais c'est efficace.

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